La calligraphie signifie étymologiquement, la belle écriture.

L’écriture : une calligraphie

La calligraphie arabe des arts de l’Islam prend son essor avec la diffusion de l’islam comme religion mais également comme civilisation. Il en existe différents courants.
Si, originellement, la calligraphie a permis à l’islam de dépasser son aniconisme, elle a également permis aux arts de l’Islam de se développer et de s’épanouir à partir de la langue, autrement dit de la « lettre » et de la philosophie que celle-ci véhicule. Si la calligraphie pose la question de la source religieuse, elle est également un art profane du signe qui porte des vérités cachées en attente de révélation.

La calligraphie des arts de l’islam est à comprendre comme une pensée stylisée.

L’écriture devient calligraphie c’est-à-dire un art, qui dans son acception se pense comme tel. La calligraphie institue un code second, par rapport au langage qui se fonde sur des règles géométriques et ornementales. Elle implique dès lors dans son tracé, une théorie de la langue de l’écriture, un art qui se joue des formes de la lettre à tel point que les inscriptions en égarent parfois le sens, il s’agit alors de pseudo-épigraphie dont le seul but est ornemental.

Cet art se définit par sa grande qualité d’abstraction

Il invite, à travers le cacher-montrer selon des figures intelligibles à lever le voile des apparences. À partir d’un mot, de sa racine, se multiplie une archéologie subtile des formes de chiffres des végétaux des représentations d’animaux ou de personnages.
Selon Ghani ALANI la calligraphie est “une célébration par la lettre de l’expression du vivant… Un médium d’expression, de communication et de figuration qui, continue de réinventer la culture des Arts de l’Islam.”

 

Zohra PERRET
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